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Portrait d’une créatrice : Charlotte de Merci Suzanne

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Chez Maison Fika, on pense qu’il est important de se serrer les coudes entre femmes : la solidarité féminine est une valeur primordiale dans un monde où il peut parfois être compliqué pour elles de se faire une place et de s’imposer dans des milieux souvent dits masculins. 

L’entreprenariat en fait partie : on admire beaucoup les femmes ayant lancé leur entreprise ; Julia, la créatrice de Maison Fika, étant elle-même femme, mère, et entrepreneure. 

 

Aujourd’hui, on met à l’honneur une de ces femmes ayant monté leur marque : on a interviewé Charlotte de Merci Suzanne. Marque de cosmétiques bio, elle propose un rituel beauté naturel en simplement trois étapes. À travers ses produits, Charlotte vise à réduire la consommation de soins agressifs pour la peau, dans une démarche écologique, locale et authentique. 

 

Maison Fika : Pourriez-vous nous parler de votre marque en quelques mots ?

Charlotte : En quelques mots, ça va être compliqué ! (rire) Le concept, c’est une marque de cosmétiques bio et naturelle. Les deux particularités de ma marque, c’est que ce sont d’abord des ingrédients minimalistes : ce ne sont pas des produits avec des compositions super longues, ce sont des produits bruts avec lesquels on revient à l’essentiel. Ensuite, je source mes produits en France : je ne vais pas chercher les ingrédients au bout du monde et je privilégie les huiles végétales, l’argile, les fleurs… qui proviennent d’ici, en France.

 

MF : Comment l’aventure a commencé pour vous ?

C : Dans ma vie professionnelle, je sentais que je n’aimais plus ce que je faisais, et j’ai toujours eu une sensibilité envers l’écologie et l’environnement. Avant, je travaillais dans le bâtiment, et je me rendais compte que l’écologie passait vraiment au second plan, c’était uniquement l’argent qui gérait le tout. J’avais perdu toute curiosité, je ne trouvais plus de sens à ce que je faisais…

En parallèle, je mangeais bio depuis des années, j’utilisais des cosmétiques bio et je me suis lancée dans la fabrication de savons ! J’ai adoré faire ça, et puis ça correspondait tout à fait à mes études, puisque j’ai un diplôme de chimie. 

J’ai décidé de faire une formation, j’ai adoré, et c’est là que je me suis dit que j’allais tout quitter et me lancer dans la fabrication de savon (au départ), puis j’ai étoffé la gamme en découvrant les hydrolats et les huiles : c’est comme ça que j’ai créé le rituel beauté !

 

MF : Quelle place votre marque laisse-t-elle à votre vie perso, votre vie de femme ?

C : C’est un petit peu perso ! (rire) Je ne suis pas maman, donc c’est tout de même un peu plus simple. J’admire beaucoup les femmes qui sont entrepreneures et mamans. Cette entreprise, je la vois un peu comme mon propre bébé finalement, donc ça me prend énormément de temps ! (rire) J’ai quand même le temps de gérer le tout.

Comme je sais ce que c’est de sacrifier sa vie perso à sa vie pro, je fais très attention à ce que ça ne prenne pas trop de place, parce qu’on peut vite s’épuiser. Quand on est entrepreneur, ce n’est pas comme quand on va au bureau, ça tourne tout le temps dans la tête ! On n’a plus trop cette limite entre le pro et le perso. 

 

MF : Est-ce qu’être une femme dans le milieu de l’entreprenariat représente un défi pour vous ?

C : Je ne me suis jamais vraiment posé la question, parce que je n’ai jamais fait face à du sexisme dans l’entreprenariat (pour l’instant). Je sais qu’il existe, je vois souvent des chiffres passer comme quoi les femmes ont moins accès à des crédits bancaires, on leur fait moins confiance pour leur donner de l’argent et lever des fonds. Je suis très féministe, donc voir ça me révulse, et je ne comprends pas puisque des études montrent que les entreprises dirigées par des femmes sont plus pérennes, lèvent plus d’argent, et sont plus rentables.

Comme on dit toujours que les hommes doivent prendre les risques et les femmes rester à la maison, on est pointées du doigt quand on veut être entrepreneure et gérer notre vie. Ce n’est pas encore assez accepté que les femmes peuvent réussir aussi bien que les hommes.

 

MF : Des projets pour votre marque ? Un tournant que vous aimeriez faire prendre à votre carrière ? 

C : Ça va peut-être à l’encontre de tout ce qu’on peut entendre, mais je n’ai pas du tout l’ambition de devenir l’Oréal ! (rire) Je ne souhaite pas pour l’instant devenir une énorme marque, j’aimerais plutôt rester à taille humaine, dans l’artisanat. Quand on grossit, on s’éloigne de la partie artisanat, on s’éloigne de la production, et ce n’est pas ce que je souhaite pour l’instant. J’aimerais me développer assez pour gagner ma vie correctement, mais pas trop non plus.

Tout le monde me dit « tu dis ça maintenant, mais tu voudras gagner plein de fric comme tout le monde » ! (rire) Mais pour l’instant, ce n’est pas mon objectif. Au début, j’ai dû faire un choix et je ne proposais mes produits que pour les peaux normales à sèches. Maintenant, ça fait six mois que je suis lancée et j’ai sorti le nouveau rituel pour les mixtes à grasses. Je m’adresse à tous les types de peaux. 

 

MF : Quelles sont/qui sont vos inspirations ?

C : J’ai pris exemple sur mon papa, qui était artisan et chef d’entreprise. C’est lui qui m’a donné le goût de l’entreprenariat. Je ne suis pas entièrement son chemin, puisque lui ne laissait justement pas tellement de place à la vie perso.

J’ai d’abord commencé comme salariée parce qu’il m’avait dit de commencer par ça, pour la sécurité de l’emploi. J’ai trouvé un CDI tranquille, bien au chaud et puis après le cap des 30 ans, il y a un déclic dans votre cerveau et vous vous dites « il faut que je fasse quelque chose qui me plaît vraiment ». 

 

Merci Charlotte d’avoir accepté de répondre à nos questions ! Vous pouvez retrouver ses créations sur le site de Merci Suzanne ou sur son Instagram : @mercisuzannebio. 

Votre peau mérite d’être chouchoutée !

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